23 décembre 2016 ~ 0 Commentaire

pourquoi si on est « de gauche » – vraiment ! – il faut être pour une option radicale et pour la sortie de l’UE et de l’OTAN

contrairement à ce que ne nombreŭ gens de gauche (qui en l’occurence ont oublié d’être scientifiques ! pour les marxistes et de sentir où se trouvent l’interêt du peuple) s’imaginent, l’idéologie postnationale n’est pas, n’est plus (elle l’a été à une certaine époque) une idée de gauche, elle est une idée de droite ! c’est le rêve du grand capital, c’est le pouvoir au grand capital, le stade ultime du capitalisme ce n’est pas l’impérialisme comme en 1900 c’est le mondialisme, le NWO, et le « Libéral-fascisme » pour bien culpabiliser et surveiller le troupeau. Le cadre national c’est embêtant : c’est, après deŭ siècles de luttes politiques, toujours plus ou moins démocratique ! le peuple vient y mettre son nez ! pas bon ça ! l’internationalisme dicté par Davos, l’OMC, le FMI, l’OTAN et compagnie, l’UE, glacis gopolitique de « Oceania » …., c’est telement mieŭ !

D’abord comme  Gilles AMIEL DE MESNARD (voir le site du PARDEM) il faut être méfiant vis-à-vis de la gauche radicale organisée autour de l’altermondialisme et des « mouvements » sociaux de simple protestation , il faut comme l’a dit Hugo Chavez au FSM de Caracas en 2006 « el poder » une vraie prise du pouvoir d’Etat, et un vrai programme de changement des rapports de force économique.

Et d’abord il y a des préalables sans lesquels rien ne sera possible : Il faut donc « une opposition politique frontale contre l’Union européenne et la mondialisation néolibérale, qu’il ne dissocie pas l’une de l’autre. » Car « la dernière forme du capitalisme, devenu néolibéral, ne laisse plus aucune place pour les rapports de force démocratiques en contrepoids ». Le démantelement des institutions que ses défenseurs ont mis en place, et qui font sa force, sont donc une nécessité vitale. Il n’y a aucun intérêt à tenter de les transformer « de l’intérieur », d’autant que ces institutions et les traités sur lesquelles elles reposent ont précisément pour propriété d’exclure structurellement tout espace démocratique.

Devant l’échec de la recomposition de la gauche face à ce phénomène spectaculaire et alors que toute la classe politique enregistre sans broncher le double coup d’Etat parlementaire entérinant le Traité de Lisbonne en 2008, copie conforme du TCE que venait de rejeter la nation souveraine. »

comme dit Jean Bricmont : « Du point de vue de la droite libérale un tel transfert de pouvoir à une bureaucratie non élue et libre-échangiste était cohérent parce qu’il permettait de saper les acquis sociaux des travailleurs acquis au cours des années d’après-guerre. Mais du point de vue de la gauche, c’était simplement une démarche suicidaire, due en partie à un auto-aveuglement criminel ainsi qu’à la prise de pouvoir, au sein de la gauche, d’une petite-bourgeoisie intellectuelle qui bénéficie économiquement de la mondialisation « 

et maintenant abordons un aspect de CE QUI SE PASSE ACTUELLEMENT dont le public n’a pas encore saisi toute la perversité et le danger mortel :
                             ici note à placer normalement  PLUS BAS, juste après le titre de rubrique : 
                                      (l’article complet, très technique ici :
                                      http://www.m-pep.org/SOUVERAINETE-DEMOCRATIE-ET )

  »IV.- Le gouvernement par traités, une innovation anti démocratique, et  un exemple L’ Union européenne

Or il est désormais patent pour tout le monde que le « gouvernement par traités » est devenu lui-même une mode déferlante. Il pose clairement problème. Tant qu’il était strictement circonscrit à des questions de réglage technique entre deux nations souveraines, il ne concernait que les marges, fussent-elles importantes. Mais depuis l’entrée en vigueur du cycle de mondialisation commerciale et financière, ainsi que des traités de la CEE puis de l’UE, c’est désormais l’écrasante majorité des lois occidentales qui émanent de traités internationaux ! Or cela pose des problèmes évidents de légitimité et de démocratie. D’abord, puisque tout traité international s’impose aux communautés politiques signataires une fois ratifié, sur les sujets concernés, désormais et tant que le traité ne sera pas dénoncé ou modifié, les décisions seront réputées avoir été prises comme par le corps souverain de chaque communauté. Or il n’en est rien, elles seront le fruit de négociations rarement publiques, et n’émaneront pas d’un débat parlementaire correspondant en amont, avec la publicité liée à ce modus operandi, et la réversibilité facile liée à la vie démocratique traditionnelle qui voit fréquemment une loi transformer ou annuler une précédente. Par nécessité logique, le traité international est réputé au-dessus des droits nationaux, sinon il ne servirait à rien de le signer ! Plus il y a d’acteurs concernés dans un traité international, plus l’éventualité d’une modification devient plus théorique que pratique, et plus l’obtention d’un accord suppose des négociations discrètes, sinon secrètes. En fait la réalisation concrète des traités internationaux prouve que le procédé est parfaitement anti démocratique. Depuis la montée en charge de cette manière de produire des lois, il devient manifeste que c’est un des moyens trouvés pour contourner les contraintes démocratiques des États nations, pour contourner la notion constitutive de la modernité, celle de peuple souverain et de son droit à l’auto-détermination.
Désormais, c’est la quasi intégralité du corpus législatif des États nations qui est contraint, peu ou prou, par des traités qui interdisent les procédés démocratiques classiques de production de la loi, la production de la loi étant pourtant l’acte souverain par excellence.

Si ce n’est plus le souverain classique des démocraties occidentales, le peuple, qui surplombe et influe sur la production de la loi, qui est-ce ? Et bien les puissances réelles, comme avant, mais sans le contrepoids habituel des forces sociales populaires inhérent aux formes pourtant déjà bien édulcorées de la démocratie que sont les démocraties représentatives. Donc les classes dominantes de chaque pays, les lobbies, les grandes entreprises multinationales, et d’abord celles des pays le plus puissants, les États les plus puissants eux-mêmes, et pour commencer le premier d’entre eux, les États-Unis. Le champ de forces du « droit international », c’est celui du droit du plus fort auréolé de la transcendance à bon compte de la légalité, allégé du jeu traditionnel de contrepoids des souverainetés rivales et débarrassé des rapports de force démocratiques à l’intérieur de chaque État. Les parlements se résument le plus souvent désormais à des chambres d’enregistrement de décisions prises à l’ombre de ces fameux traités. Alors qu’ils devraient être la source de l’action de leurs gouvernements, c’est désormais le contraire, les gouvernements concoctent dans le secret des négociations internationales des décisions dont ils n’auront pas à assumer devant leurs peuples et leurs représentants les conséquences. L’air de rien, c’est à une inversion démocratique totale à laquelle on assiste. Les peuples ne peuvent plus peser concrètement sur l’élaboration des lois qui les gouvernent. Ces dernières échappent à leurs parlements respectifs, et à la possibilité de revenir sur les décisions les plus contraignantes. Les gouvernements s’autonomisent totalement par rapport au souverain, le peuple, pour être de plus en plus de simples courroies de transmission des états les plus puissants et des intérêts des classes dominantes. »
 

Si vous n’avez pas encore compris là que la première des choses à faire est de sortir de l’UE ! ça doit être le slogan n° 1 de tout parti progressiste !

 

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Léna Aya Shereine |
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