24 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

Mais où aller pour vivre ?

Le nom Sanitas est une référence direct à cet endroit sordide où la ville de Tours avait parqué/jeté/chassé/banni les lépreux et les pauvres. L’histoire de Tours revient au grand jour. Après l’euphorie des années glorieuses (à partir de 1959), c’est la découverte de l’eau courante, l’électricité pour tous ou presque, les toilettes, du travail, l’hygiène, une grande avancée sociale croyait-on pour ces nouveaux habitants. Mais à partir des années 1980 les déconvenues sont sévères.
Concernant le quartier du sanitas les volontés politiques sont très opaques et la ville ne sait que faire et n’a jamais su comment s’y prendre. Ça commence avec la politique de rénovation ensuite de la réhabilitation, ce qui est normal afin d’éviter la vétusté des bâtiments. Vient la stratégie du désenclavement (pour faciliter l’accès de la cité aux forces de l’ordre en prétextant un argument fallacieux qui est celui de dire « qu’une cité qui se renferme sur elle-même est une cité qui devient un ghetto ») qui est toujours d’actualité. Et maintenant le coup de balaie final, la Résidentialisation.
Aujourd’hui le quartier est complétement militarisé, résidentialisé, les pauvres -les indigents d’hier- dont la ville ne voulait plus en son centre, sont aujourd’hui toujours mis à l’écart sous contrôle permanent (vidéovoyeurisme municipal, harcèlement policier, impossibilité de rester en voie publique, disparition des bancs, des arbres et des abris en général…) pour bientôt en être chassé par l’augmentation folle des loyers, justifiée par la politique des grands petits travaux (toujours mal fait parce que confiés à des entreprises qui bâclent le travail ou à la Régie de Quartier qui ne sont pas des professionnels mais une entreprise de réinsertion social par le travail).
Le Sanitas d’aujourd’hui ce n’est ni plus ni moins que la Varenne du Moyen-Âge dans laquelle la ville avait laissé crevé tous ceux qu’elle considérait comme des parasites http://cpdnmn37.blogspot.fr/p/le-sanitas-mais-ca-vient-dou.html
pestiférés. C’est une condition humaine qu’elle a criminalisé.
Les pauvres sont un ennemi, vus comme des parias par un bon nombre de citoyen et comme des pestiférés par la municipalité. Mais où aller pour vivre??

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Léna Aya Shereine |
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