25 juin 2019 ~ 0 Commentaire

racisme de classe, rappel

« Bibine et barbaque. Clope et bédo. Bagnole et cul. Tous les plaisirs du pauvre sont passibles de crimes et suscitent le mépris et la condescendance de ceux qui peuvent s’honorer de dérivatifs plus raffinés.

Un crésus dodu qui apprécie la bonne chair, se goberge sans gamberge, c’est un gourmet et un bon vivant. Le même, gueux, c’est un goinfre doublé d’un gougnafier.
Le « premier de cordée » parcoure les quatre coins du globe en gros porteur ou jet privé pour sillonner les capitales mondialisées aménagées à ses goûts et ses besoins standardisés. Nouvelle Babel où il fait résonner fièrement l’écho du globish, de la novlangue managériale besogneusement ânonnée dans les boites à bachot et dans les écoles de commerce privées subsidiaires.


Pour l’un le parachute doré, pour l’autre le mépris arrogant de ceux qui lui pissent à la raie.
Marie-Antoinette conseillait aux vilains et ribaudes affamés par la spéculation sur le blé de se sustenter de brioche comme alternative au défaut de pain. Notre bel esprit jupitérien lui enjoint à son tour de rouler nucléaire pour entrer de plein pied au plancher dans le mur du meilleur des mondes globalisé sans barguigner !
Des bastilles tombent pour moins que ça.

Fracassant prémisse des nobles bourrichons aux perruques poudrées un peu trop montés en neige anti-travailleurs pétri de mépris envers ceux qu’ils exploitent, qui produisent les richesses dont ils se gavent ! et les services sans lesquels il n’y aurait pas de société), et des « députés » indignent et au service d’une entreprise de lutte de classes et de léchage de bottes des banquiers et leurs reîtres de leur pompeuse importance au faîte d’une pique rouillée abattue sans trembler par quelques gaulois réfractaires à l’humeur mauvaise ameutés en jacquerie impromptue. Ou bien, armés d’intentions moins sanglantes et de projets plus civils, prendre d’assaut le palais du monarque démocratique afin d’affubler le godelureau élyséen d’un seyant survêtement fluo tel une nouvelle cocarde tricolore et un bonnet phrygien pour l’inviter à trinquer d’un verre de picrate fraternel à la Nation, au retour de la République et à sa devise dans ses territoires laissées à l’abandon pour solde de tout compte.
En limousine avec chauffeur, VPC Uber (ou en taxi pour aller blablater sur LCI !) ou cycle de location à l’occasion pour la bonne conscience écolo et se sentir le droit moral de donner des leçons au cul-terreux et taxer le smicard relégué dans le péri-urbain déserté par les services publics coûtant un pognon de dingue manque à gagner de l’investissement capitalistique des start-up nations et maltôtes outrageant leurs mérites hérités valant seuls rétributions matelassées.
Contraint d’utiliser son vieux tacot déglinguo pour aller trimer dans ses manufactures déshumanisées, y gagner sa croute réduite comme peau de chagrin. Avant une retraite encore pire, les gilets jaunes en savent quelque chose !
Et lui dire merci patron de ne pas l’avoir encore délocalisé dans les bagnes sub-sahariens ou les sweatshops du sous-continent indien où le rendement de sa rente s’exprime à deux chiffres et ceux qui ne sont rien savent tenir leur rang serrés d’oignons sans pleurs ni heurts … »

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Léna Aya Shereine |
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